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Les audits font partie de la gestion normale d’un État. Ils ne sont pas faits pour sanctionner, mais pour vérifier, prévenir, corriger et améliorer la gestion des ressources publiques.

Un audit sérieux ne cible pas des personnes. Il examine des faits, des actes, des procédures et des responsabilités. Il peut déboucher sur des recommandations ou, lorsque des fautes sont établies, sur des sanctions.

Il est donc dangereux de parler d’audits « de contexte ». La bonne gestion de la République ne doit pas dépendre des contextes politiques. Le contrôle doit être permanent, sous tous les régimes et pour tous les responsables.

Ce qu’il faut combattre, c’est l’instrumentalisation politique des audits.

Notre pays a connu des situations où l’audit a été perçu comme une épée de Damoclès au-dessus d’adversaires politiques : pour les faire taire, les affaiblir, les neutraliser ou parfois les pousser vers des alliances politiques qu’ils n’auraient pas librement choisies.

C’est cette pratique qu’il faut bannir.

L’audit est sain. L’usage politique de l’audit ne l’est pas.

Nous devons instaurer une culture permanente de contrôle, fondée sur un principe simple : les ressources de la République doivent être gérées de manière orthodoxe, transparente et responsable.

Nous perturbons trop souvent le fonctionnement de l’État pour conserver ou conquérir le pouvoir.

Or le pouvoir n’est pas une fin en soi.

Nous sommes là pour servir la République, pas pour nous servir de la République.

Patrie avant le parti. République avant le pouvoir.

Thierno Lo
Un Républicain Libre

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