CSM : Les juges Oumar Maham Diallo, Abdou Karim Diop, Mamadou Seck, El Hadj Issa Ndiaye tous affectés à Tambacounda

Ils ont en commun d’avoir été impliqués dans le dossier d’Ousmane Sonko.
Maham Diallo avait placé Sonko sous mandat de dépôt, Mamadou Seck avait été récusé avant d’être qualifié par l’actuel Premier ministre, de juge « réputé faible et non indépendant ». Abdou Karim Diop, procureur de la République de l’époque, il a évoqué le vol de téléphone portable d’un gendarme par Sonko. Quant à El Hadj Issa Ndiaye, il avait déclaré Ousmane Sonko coupable des faits de corruption de jeunesse, le 1er juin 2023.
Rappelons que le leader de Pastef avait ouvertement considéré le juge Maham Diallo, qui l’a envoyé devant la chambre criminelle, comme un adversaire politique. « Il devra assumer les conséquences de son choix », l’avait-il prévu. Avant de lui rappeler : qu’ « Il a donné son avis sur cette affaire en publiant sur sa page Facebook, me condamnant à l’avance. C’est un magistrat de Macky Sall. Il pourrait être un militant de l’APR. » Selon Sonko, ce juge, choisi sur une « base politique et ethnique », a refusé d’entendre deux avocats accusés d’être impliqués dans le complot. « Nos avocats ont demandé à ce que les avocats Dior Diagne et Gaby So soient entendus, mais ce juge a refusé », dénonçait Sonko, ajoutant que cette justice est instrumentalisée. « Aujourd’hui, notre principal adversaire est la justice… ».
Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, passera sa première nuit en prison le lundi 31 juillet 2023, après avoir été placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges Maham Diallo, suite à une audition de quatre heures.
Mamadou Seck, ex-juge au Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, il est désormais Avocat général près la Cour d’Appel. Sonko l’avait récusé sans succès. Mais Mamadou Seck a finalement décidé de se retirer du dossier du viol, invoquant des « convenances personnelles » et des craintes pour sa famille, en écho aux propos du leader de Pastef qui l’avait qualifié de juge « réputé faible et non indépendant » lors de sa conférence de presse.
À noter que le juge Mamadou Seck est celui qui avait placé bon nombre de militants et sympathisants de Pastef sous mandat de dépôt.
Au lendemain de l’arrestation d’Ousmane Sonko à Dakar, le procureur de la République Abdou Karim Diop a précisé les chefs d’accusation retenus contre l’opposant lors d’une conférence de presse le samedi 29 juillet. Il a déclaré : « Il [Ousmane Sonko] sera poursuivi pour appel à l’insurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’État, complot contre l’autorité de l’État, actes et manœuvres compromettant la sécurité publique et créant des troubles politiques graves, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, ainsi que vol. »
Selon le procureur, l’affaire du téléphone portable arraché des mains d’une gendarme par Sonko n’est que le « déclencheur de son arrestation », prévue par les autorités judiciaires. Abdou Karim Diop a également mentionné plusieurs affaires impliquant Ousmane Sonko : celle du « commando », des « forces spéciales » et du « combat final ».
Quant à El Hadj Issa Ndiaye, c’est lui qui avait déclaré Ousmane Sonko coupable des faits de corruption de jeunesse, le 1er juin 2023. C’était dans le dossier initialement estampillé « Viols répétitifs et de menaces de mort » qui avait opposé le leader du parti Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonko, à l’ex-masseuse de Sweet Beauté, Adji Raby Sarr.
