Référentiel des Politiques Publiques du Sénégal horizone 2050…

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La bonne gouvernance, le développement du capital humain, le développement des filières scientifiques et techniques, ainsi que l’aménagement du territoire constituent les piliers fondamentaux.

Après l’oral du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et du Premier ministre, Ousmane Sonko, les explications concernant la mise en route de Sénégal 2050 ont été présentées. Serigne Gueye Diop, ministre de l’Industrie, du Commerce et des PME/PMI, a tenu une conférence de presse à cet effet.

La fin ou l’abandon du PSE (Plan Sénégal Émergent) est désormais un sujet clos. Les politiques publiques s’appuieront désormais sur le référentiel « Sénégal Vision 2050 », qui s’articulera autour de quatre axes stratégiques : la bonne gouvernance, le renforcement du capital humain, le développement des filières scientifiques et techniques, et l’aménagement du territoire. Selon le ministre, une économie compétitive repose sur le développement d’usines et d’agropoles afin de renforcer nos PME/PMI.

Les États Généraux de l’Industrie auront lieu pour rassembler les décideurs politiques, le secteur privé national et les institutions financières. Le ministre a souligné que le potentiel industriel actuel du Sénégal est faible, avec 7 000 milliards FCFA consacrés aux importations contre 3 000 milliards FCFA pour les exportations. Cela implique que l’État devra renforcer les huit pôles de développement où se trouveront des commerces et des supermarchés modernes. Un livre blanc détaillera la feuille de route après un diagnostic et la formulation de solutions d’ici la fin décembre. Dans ces pôles ou zones spéciales, il est également prévu d’installer la fibre optique, l’eau et l’électricité afin de fixer les populations.

Lors de la conférence de levée de fonds, le Sénégal pourra compter sur ses partenaires, le secteur privé national, Mastercard, Bill Gates… Il appartiendra aux acteurs de préciser leurs secteurs d’intervention. Il sera également nécessaire de recourir à l’épargne des Sénégalais et aux partenariats public/privé.

Serigne Gueye Diop a également indiqué qu’il faudra lever les écueils liés soit au foncier, soit à l’obsolescence de certains textes, qui nécessitent une refonte fondamentale. En termes de stratégie, il sera essentiel de développer les infrastructures facilitant l’acheminement des produits et assurant la mobilité des personnes. Cela nécessite de bonnes routes et surtout le développement du rail. La mise en œuvre de ces mesures requiert l’adoption de textes et de réglementations spécifiques, ainsi que la protection de l’environnement.

Auparavant, le secrétaire général du Ministère de l’Industrie a rappelé quelques chiffres : le Sénégal dispose d’un nombre limité d’industries agroalimentaires, d’oléagineux, de sel… 65 % des PME/PMI se trouvent dans ce secteur. Il est donc nécessaire de faire un état des lieux. À titre de comparaison, le Maroc a 500 PME/PMI pour 10 000 habitants. Il faudra encourager l’appui technique venant du FONGIP, de l’ADPME, du FONSIS…

Enfin, Aissatou Ndiaye, directrice des Agropoles, a souligné le rôle crucial que joueront les agropoles dans le développement industriel en termes de création de richesses et d’emplois. Ainsi, les États Généraux de l’Industrie poseront les jalons d’un développement du secteur secondaire grâce à la participation des investisseurs, compte tenu de tout l’écosystème créé autour.

Ibrahima Diop

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