Diabète : Taux de mortalité chez les enfants passe de 2,9 % en 2016 à environ 6,7 % en 2024…

Les coûts élevés liés au diabète continuent de peser lourdement sur les familles sénégalaises, en particulier celles des patients atteints de diabète de type 1. Baye Oumar Guèye, président de l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad), a estimé que les dépenses mensuelles d’un diabétique de type 1 s’élèvent à environ 75 000 F CFA, soit 912 000 F CFA par an. Il a souligné également « qu’environ 80 % des personnes atteintes de cette maladie vivent dans des conditions de précarité.’ Face à cette situation, il a appelé le gouvernement sénégalais à considérer le diabète comme « une maladie sociale et à rendre la prise en charge gratuite. » Ses déclarations ont été faites jeudi, en prélude à la Journée mondiale du diabète, prévue pour le 17 novembre, et ayant pour thème « Diabète et bien-être ».
Le professeur Babacar Niang a, de son côté, a évoqué la situation inquiétante des enfants atteints de diabète au Sénégal. Il a estimé qu’il y a actuellement « 16 000 cas de diabète infantile, avec un taux de mortalité de 2,9 %. Au niveau mondial, près de 1,2 million de jeunes de moins de 20 ans sont touchés par le diabète, et en Afrique, la réalité est encore plus dramatique. 80 % des enfants diabétiques ne sont pas diagnostiqués, ce qui entraîne des décès inexplicables. » À l’en croire « chez l’enfant, le diabète de type 1 est une urgence vitale. Sans diagnostic et traitement rapide, l’enfant risque de mourir, car contrairement aux adultes, un enfant ne peut pas survivre longtemps avec cette maladie non traitée. »
Le Pr Niang a rappelé les spécificités du diabète de type 1 chez l’enfant, où l’insuline est indispensable à la survie. « En cas de carence en insuline, l’enfant peut rapidement souffrir de complications aiguës, telles que l’hypoglycémie et l’acidocétose, qui mettent sa vie en danger », a-t-il averti.
