Agression du ministre camerounais Mounouna Foutsou en Belgique : Le gouvernement réagit fermement
Le ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, a vécu une expérience traumatisante lors de son passage en Belgique. Le lundi 3 mars 2025, alors qu’il quittait son hôtel pour prendre un vol retour vers Yaoundé, il a été attaqué par des membres de la Brigade Anti-Sardinards (BAS), un groupe de Camerounais de la diaspora opposé au régime de Paul Biya.
Une agression violente filmée et diffusée sur les réseaux sociaux
Des vidéos, largement partagées sur les réseaux sociaux, montrent une dizaine de membres de la BAS s’attaquer violemment à Mounouna Foutsou et à l’ambassadeur du Cameroun à Bruxelles, Daniel Evina ABE’E, qui l’accompagnait. Lors de cette agression, le ministre Foutsou a été roué de coups après qu’on lui ait enduit la tête d’une poudre blanche, provoquant l’indignation des autorités camerounaises.
Réaction du gouvernement camerounais
Face à cet acte de violence, le gouvernement camerounais a réagi fermement, qualifiant l’agression de « séditieuse » et de comportements « irresponsables et barbares contre des représentants de l’État ». Un communiqué officiel a promis que des mesures appropriées seraient prises pour retrouver les responsables de cette agression et les traduire devant les autorités compétentes.
Dénonciation des attaques répétées par la diaspora camerounaise
Le ministre des Relations extérieures, Mbella Mbella, a convoqué l’ambassadeur du Royaume de Belgique, Alain Leroy, pour exprimer l’indignation du gouvernement camerounais. M. Mbella Mbella a souligné que ces attaques ne sont pas des incidents isolés, mais font partie d’une série d’agressions menées par des groupes tels que la BAS et le CODE depuis 2016.
Appel à une meilleure sécurité pour les diplomates camerounais
En plus de condamner ces attaques, le ministre des Relations extérieures a dénoncé l’application sélective de la Convention de Vienne de 1961, qui protège les diplomates. Il a exigé une présence policière permanente autour des installations diplomatiques camerounaises en Belgique et une sécurité accrue pour les personnalités camerounaises en visite ou en mission dans le pays.
