L’importance de l’ouverture et de la transparence pour l’Association des Écrivains : Une réflexion sur l’avenir de la littérature au Sénégal
Je tiens à préciser que je n’ai en aucun cas « fait faux bond ». Après notre échange téléphonique, un sentiment de dégoût m’a envahi, celui de perdre mon temps avec des individus qui semblent s’accrocher à des positions figées, tel des oursins sur leur rocher, ou qui se contentent simplement d’une situation de rente. Ces personnes refusent de comprendre, voire d’accepter, que l’avenir de toute chose, y compris d’une page, est de tourner. Plus spécifiquement, la page d’Alioune Badara Beye a été tournée, et ses prétendus « héritiers » non assermentés, qui agissent en cachette, gagneraient à adopter plus de transparence, de légalité et d’ouverture au sein de l’Association, afin de la rendre accessible à tous les écrivains du Sénégal et d’ailleurs.
Le projet « Keur Birago » devrait être une maison sans porte, un espace ouvert pour les écrivains, les artistes et les critiques littéraires qui foisonnent dans notre pays et qui sont prêts à contribuer à la viabilisation de notre littérature. Aujourd’hui, les plus hautes autorités, notamment le Premier Protecteur des Lettres et des Arts, ont lancé un appel au « Jub. Jubël. Jubbënti ». Il est grand temps de rompre avec des habitudes et des pratiques dépassées.
Il est essentiel, par souci de crédibilité et de pérennité de notre cadre littéraire, que l’Association des Écrivains soit un lieu d’ouverture, qui représente véritablement les écrivains et tous ceux qui œuvrent pour la culture et la littérature. Cela implique que des éléments essentiels, comme la gestion transparente de l’Association, soient au cœur de nos préoccupations, sans distinction de statut ou d’affiliation.
Les autorités actuelles ne sont ni naïves ni oublieuses. Elles comprennent l’importance de la culture en tant que domaine stratégique de souveraineté et de préservation de nos patrimoines. C’est une réalité que Madame Khady Gaye Diene, la tutelle en charge, doit absolument prendre en compte avant d’allouer toute forme de soutien ou de reconnaissance à un groupe quelconque.
Je suis convaincu que des figures comme le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko, lui-même écrivain, ainsi que Madame Khady Gaye Diene et Monsieur Bakary Sarr, ne peuvent qu’être d’accord sur ce principe fondamental : l’Association des Écrivains doit être ouverte à tous, sans exclusion, et célébrer la diversité immense et enrichissante que représente la littérature.
Très cher Grand-frère, Marouba Fall, je te prie de recevoir, à travers cette lettre, mes salutations fraternelles et patriotiques les plus sincères.
