Sicap Mbao : Une affaire de viol collectif sur une mineure secoue la population

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L’interpellation de dix individus pour le viol d’une fillette de 14 ans à Sicap Mbao, le 6 mars, est tristement banale par son horreur, mais révélatrice par la défense employée par les agresseurs. Alors que le père de la victime a interrompu lui-même le calvaire de sa fille en pleine nuit, la machine judiciaire s’est mise en marche, confirmant rapidement les sévices par des preuves médico-légales irréfutables.

Pourtant, face à l’évidence des actes, un argument est servi par les suspects : la victime aurait « consenti » et même « proposé » des rapports non protégés. Cet argumentaire, classique dans les dossiers de viol, se heurte ici à un mur juridique et moral inflexible : le Code pénal sénégalais. La notion de consentement n’a pas cours lorsqu’il s’agit d’une enfant de 14 ans, juridiquement incapable de consentir à un acte sexuel. En tentant de retourner la faute contre la victime, les mis en cause ne font qu’ajouter l’insulte à la barbarie.

Cette affaire, au-delà de son caractère sordide, rappelle l’urgence d’une éducation continue et d’une application stricte de la loi. Les dix hommes placés en garde à vue ne doivent pas être jugés sur la conduite présumée de leur victime, mais sur leurs actes.

La police, qui invite la population à collaborer via le numéro vert 800 00 17 00, a fait son travail. Reste désormais à la Justice à faire preuve de la fermeté nécessaire face à de tels crimes.

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