Un réseau de prostitution en ligne et de transmission du VIH démantelé à Thiès : quatre suspects déférés

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Derrière une simple location de studio à Nguinth se cachait une nébuleuse aux ramifications inquiétantes. Le 10 juillet 2026, quatre hommes ont été traduits devant le procureur de la République de Thiès pour des faits qui dépassent le cadre judiciaire : ils touchent à la santé publique, à la cybercriminalité et à la fragilité des identités numériques.

L’enquête, déclenchée le 4 juillet sur renseignement, a permis d’interpeller les suspects. Mais l’opération a été partielle : deux des six occupants ont pris la fuite, laissant derrière eux un laboratoire de consommation de stupéfiants – crack, MDMA, chicha au Sousse – et des preuves de rapports sexuels à risque.

Au fil des auditions, un portrait de groupe se dessine. Le noyau dur partage un même milieu et une même pratique des actes contre nature. Mais les rôles divergent : l’un est le « cœur » du réseau, un autre le compagnon d’un évadé, le dernier un faussaire numérique. Ce dernier, en se faisant passer pour une femme sur Instagram et WhatsApp, a escroqué des internautes en leur vendant des illusions vidéo.

Le volet sanitaire est le plus alarmant. Le meneur présumé, séropositif déclaré, affirme suivre un traitement depuis 2015. Mais un autre membre, totalement ignorant de sa contamination, a été déclaré positif par les médecins légistes. Pendant des mois, il a eu des rapports non protégés avec des partenaires multiples, des deux sexes, et est père d’un enfant.

Les investigations se poursuivent pour identifier toutes les personnes ayant fréquenté ce cercle, potentiellement exposées au virus. L’affaire, au-delà des poursuites pénales, pose la question de la prévention, du dépistage et de la vulnérabilité des populations prises dans ces réseaux clandestins.

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