«Nous sommes en ajustement structurel», affirme le PM Ahmadou Al Aminou LO

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DPG

C’est probablement l’une des déclarations les plus fortes de cette séquence de la DPG. « Nous sommes en ajustement structurel », a déclaré Ahmadou Al Aminou Lô. Le Premier ministre a ensuite insisté sur une contrainte fondamentale : le Sénégal ne dispose pas encore d’une épargne nationale suffisante pour financer seul ses besoins d’investissement.

Il a indiqué que l’épargne représente 24 % de la richesse nationale, contre 31 % pour les investissements. L’écart doit donc être financé par des ressources extérieures.

La diaspora constitue déjà une source majeure de ressources. Les transferts des Sénégalais de l’extérieur ont atteint, selon lui, 2 642 milliards de francs CFA en 2025. Mais le Premier ministre souligne que 85 % de cette somme est consacrée aux dépenses courantes des familles, ce qui limite sa transformation en épargne et en investissement productif.

Le financement endogène, mais sans « autarcie »
Pour Ahmadou Al Aminou Lô, le financement endogène demeure nécessaire, mais il ne peut être présenté comme une solution immédiate à l’ensemble des besoins du pays. « Nous sommes d’accord pour le financement endogène, il faut y aller, mais il faut être réaliste », a-t-il déclaré, estimant que le Sénégal ne pourra réellement compter davantage sur son épargne intérieure qu’après avoir accumulé suffisamment de richesses.

Le Premier ministre récuse ainsi toute perspective d’autarcie économique. « Nous ne pouvons pas être en autarcie, nous avons besoin de l’étranger », a-t-il affirmé. Dès lors, l’un des enjeux prioritaires consiste, selon lui, à reconstruire un environnement macroéconomique suffisamment crédible et attractif pour permettre au Sénégal de retrouver l’accès aux financements extérieurs. « L’arbitrage, c’est d’avoir un cadre macroéconomique attractif. Il nous faut renouer avec la communauté internationale », a conclu le chef du gouvernement.

À travers cette séquence, Ahmadou Al Aminou Lô dessine ainsi les contours d’une politique économique placée sous le signe de la contrainte : réduire les déséquilibres, restaurer la confiance, renforcer les ressources domestiques et préserver l’accès aux financements internationaux, tout en maintenant l’objectif d’une transformation structurelle de l’économie.

Rts.sn

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