Le FMI n’impose pas sa loi, c’est le Sénégal qui conduit son propre redressement, affirme le Premier ministre

Ahmadou Al Aminou Lô a profité de son passage à l’Assemblée nationale pour répondre à une question récurrente : le programme conclu avec le FMI est-il une contrainte extérieure ou un choix souverain ? Sa réponse est sans équivoque : l’accord n’est pas une injonction, mais un outil au service de la stratégie nationale.
Il a d’abord rappelé que tout pays est libre d’accepter ou non un programme, mais que refuser ce type de soutien peut nuire à sa réputation financière et à sa capacité à emprunter sur les marchés. L’enjeu, a-t-il expliqué, n’est pas de subir la politique du FMI, mais d’utiliser ce cadre pour redresser les comptes publics et soutenir l’économie.
Pour lever toute ambiguïté, le Premier ministre a affirmé que le programme du FMI n’est autre que le PRES, le Plan de redressement économique et social du gouvernement, alors lancé par son prédécesseur, Ousmane Sonko. Il a même précisé que les mesures appliquées avec le Fonds reprennent point par point les orientations fixées par le président Diomaye. « Tout ce qui figure dans le « Diomaye Président », c’est ce que nous appliquons avec le FMI », a-t-il insisté.
Le Premier ministre a reconnu des négociations âpres, mais il assure que l’accord final sert bien les intérêts nationaux : viabilité des finances, maintien des dépenses sociales et soutien aux populations vulnérables.
En définitive, le chef du gouvernement présente l’accord comme un accélérateur du PRES, et non comme un renoncement à la souveraineté économique.



