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Il est des hommes dont on parle peu parce que leur devoir est de servir, pas de se faire voir.

À travers le Général Moussa Fall, je veux rendre hommage à toutes nos Forces de défense et de sécurité : Armée, Gendarmerie, Police, Sapeurs-pompiers et à tous ceux qui, chaque jour, portent l’uniforme de la République.

Quand nous dormons, ils veillent.
Quand nous avons peur, nous les appelons.
Quand le danger arrive, ils avancent.

Sous la pluie, dans la nuit, dans la chaleur ou dans le froid, ils sont là. Ils sécurisent nos personnes et nos biens, interviennent dans les crises, sauvent des vies et, sous le drapeau des Nations unies, ont parfois donné leur propre vie pour la paix dans le monde.

Ils parlent peu. Ils agissent.
Avec courage, discipline, méthode et sang-froid.

Ils sont aussi nos frères, nos fils, nos pères et nos époux. Des hommes et des femmes qui ont, eux aussi, des familles, des rêves et des enfants à élever. Pourtant, lorsqu’arrive l’heure du devoir, ils mettent leur vie entre parenthèses pour protéger la nôtre.

C’est cela, le sens de leur devise :
« On nous tue, on ne nous déshonore pas. »

Cette devise, associée à la mémoire de Lat Dior, rappelle une vieille tradition sénégalaise : le courage, l’honneur et le sacrifice.

L’exception sénégalaise

Dans une Afrique où tant d’armées ont parfois pris le pouvoir, notre armée est restée, jusqu’ici, une armée républicaine.

Elle a connu les alternances, les crises politiques, les manifestations, les périodes de grande tension. Elle a parfois été critiquée, parfois attaquée. Mais elle est restée dans ses casernes et au service de la République.

C’est une richesse nationale qu’il faut préserver.

Cela ne signifie pas que tout a toujours été parfait. Des erreurs et des bavures peuvent exister dans des missions où l’urgence, le danger et l’humain rendent parfois tout contrôle difficile. Mais les fautes de quelques-uns ne doivent pas effacer le dévouement du plus grand nombre.

Et si nous utilisions davantage cette force au service de la Nation ?

Notre pays fait face à un déficit de citoyenneté, à une jeunesse parfois désœuvrée, à la violence, à l’indiscipline, à des défis d’assainissement, de protection civile, de prévention des catastrophes et de civisme.

Nos FDS possèdent une richesse que nous sous-utilisons : la formation, la discipline, l’organisation, la ponctualité, le respect de la hiérarchie, le travail en équipe et le sens du bien commun.

Pourquoi ne pas davantage mettre cette expérience au service de la Nation ?

Formation civique des jeunes.
Éducation au patriotisme et à la responsabilité.
Encadrement des jeunes en difficulté.
Préparation aux métiers et aux métiers techniques.
Protection civile et prévention des catastrophes.
Appui ponctuel aux opérations d’assainissement, de reboisement et de grands travaux d’intérêt national.

Non pas pour transformer l’armée en administration civile, mais pour mobiliser intelligemment une compétence nationale exceptionnelle, lorsque la Nation en a besoin.

Une armée bien formée ne doit pas seulement être considérée comme une force capable de combattre. Elle est aussi une école de discipline, de responsabilité et de citoyenneté.

Alors, du Général au plus jeune militaire, du haut gradé au simple agent qui monte la garde à l’aube, je vous dis simplement :

Merci.

Merci pour les nuits sans sommeil.
Merci pour les risques pris à notre place.
Merci pour les vies sacrifiées.
Merci pour l’honneur que vous portez au Sénégal jusque dans les missions internationales.

Et à vos familles, je dis : soyez fiers des vôtres.

Vous donnez à la République des fils et des filles qui acceptent de servir quand d’autres préfèrent se servir.

À toutes nos Forces de défense et de sécurité : je vous lève mon chapeau et vous salue.

Honneur à vous, distingués compatriotes.
Honneur à la République.
Honneur au Sénégal.

Thierno Lo
Un Républicain Libre

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