ENTRETIEN AVEC L’ECRIVAIN ALASSANE KAMARA (Par Mélina MPELE Luz)

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EL : Difficile de vous présenter. Vous avez été enseignant, mécanicien en confection, opérateur de saisie sur matériel IBM, Éducateur Technique, Secrétaire d’accueil au Secours Populaire Français puis Magasinier cariste et gestionnaire d’entrepôt. Puis à Strasbourg, vous décrochez le diplôme de monteur câbleur en Électronique Professionnel. Par la suite, vous travaillez comme technicien de qualité des Circuits Imprimés, Opérateur de fabrication d’appareils de téléphone fixe, mobile dit portable, et autocommutateur chez Alcatel. J’ajoute que vous êtes interprète et vous exprimez en dix langues africaines. Dite nous, comment est née la vocation la littéraire ? Avec une activité si abondante, quelle place accordez-vous à la littérature ?

EL : Que représente la ville de Kolda pour vous?

EL : Vous êtes très présent dans les médias et les réseaux sociaux. Est-ce une option réaliste pour vous faire connaître ?

Avez-vous des retours sur vos textes?

EL : Vous sillonnez la France pour participer à différents salons littéraires. Que vous apportent ces événements littéraires?

EL : Votre présence au dernier Salon du Livre Africain de Paris a particulièrement marqué votre parcours littéraire. Quel souvenir en gardez-vous?

EL : Des lecteurs qui vous suivent disent de vous que vous êtes « Ambassadeur de la littérature franco-africaine ». C’est vous donner un pouvoir immense. Vous l’assumez ?

EL: Le voyage est une thématique récurrente de votre œuvre. Voici votre projet exprimé dans un extrait poétique de votre roman Kolda de mon enfance:

Je prendrai mon petit déjeuner en Europe, Mon repas en AsieMon goûter en Océanie Mon diner en AmériqueEnfin passer la nuit en Afrique.

C’est la même idée que véhicule le poème  » Voyager c’est vivre », où vous souhaiteriez que soit fabriqué  » un pont qui relie nos cinq continents unifiant toutes les villes de la terre ». Croyez- vous en l’idée de village monde?

A quoi renvoie ce pont? Vous considérez-vous comme un poète de l’universel ?

EL : Il y a tout de même des conditions pour qu’un tel pont soit établi…

EL : Dans Kolda de mon enfance, vous faites découvrir les plus beaux souvenirs de votre enfance en exprimant un sentiment d’amour profond pour vos proches et amis. La peinture du paysage Koldois est impressionnante par sa beauté à travers la verdure, les cases en toit de chaume, le pont Maclaud rebaptisé pont Abdoul Diallo sous lequel coule le fleuve Casamance. C’est là véritablement votre vie ? Qu’est-ce qui relève du romanesque dans ce roman ?

EL : Dans le même roman, vous affirmez qu’il n’y a pas meilleure ressource physique et morale que les retrouvailles avec l’enfance. Que représente l’enfance pour vous? Pour l’écrivain africain en général ? Comment avez-vous procédé pour reconstituer ce passé ?

EL : « De Saré Moussa à Bantagnel, de Sikilo à Doumassou, de Ndiobène à Gadapara, du Centre-ville à la gouvernance et meme jusqu-à la Trypano, sont dans ma nostalgie, le rappel d’une véritable source de plaisir », peut-on lire dans le roman. Vivez- vous souvent un certain mal être de l’immigré, couvert de nostalgie et de mélancolie ? Comment réussissez-vous à maintenir le lien avec l’Afrique ?

EL : L’immigration clandestine, parlons-en. En tant qu’écrivain africain immigré, quel regard portez-vous sur ce phénomène ? Quelles sont les solutions que vous proposez pour éradiquer ce phénomène ?

EL : Après votre premier roman, vous vous consacrez entièrement à la poésie. Qu’est-ce qui a favorisé ce choix ?

EL : Le poème  » Strasbourg notre capitale » est un hymne dédié à votre ville d’accueil. Vous évoquez‘‘la reine des capitales européennes »,  »L’avenir de la France de toutes les races »,  »les rivages du Rhin ». Que représente Strasbourg dans votre vie ? Et dans votre parcours d’écrivain ?

EL :  »Djouma moubarack », poème écrit sous forme de prière religieuse, est présenté par vous comme une profession de foi. Quelle est la place de la religion dans votre écriture?

EL : La femme occupe une place essentielle dans votre poésie. Vous avez consacré à la femme de Kolda un poème intitulé ‘‘Femmes de Kolda’’. Vous écrivez :

Oh ! Femmes de Fouladou,

Je vous trouve belles.

Votre beauté parfume nos maisons

Autour du berceau qui vous vit naitre(…)

Votre charme enroulé aux mémoires

De mon berceau, éclaire votre nid de baisers.

Dans une de vos sorties, vous comparez, sans les opposer, la femme africaine à la femme parisienne. Quel est votre rapport à la femme africaine ? Que symbolise-t-elle dans votre écriture ?

EL : En prélude à la 6e édition de la Journée Mondiale de la Culture Africaine, JMCA, organisée le 24 janvier 2024, vous avez publié un poème très intéressant que vous dédiez au togolais Ayité John DOSSAVI, fondateur de la JMCA. Que représente cette figure pour vous ?

EL : Mais au-delà de l’hommage, le poème s’adresse à toute l’Afrique. On peut lire :

Je contemplerai tes enfants unis dans Une fraternité véritable travaillant, Coude à coude comme tu le souhaitesConforme à ton idéal de vie culturelle.Ils se tiennent la main formant L’Union Africaine des écrivains et poètesPour cultiver le champ de ton avenir avecLeurs plumes d’amour de Dieu pour toi Au service de l’humanité. Avec le pouvoir de l’écriture l’impossible Devient possible. De quelle Afrique rêvez-vous et quel peut être l’apport de la poésie dans la construction de cette Afrique ?

EL : Comment est né le titre Ballade matinale de votre recueil de poèmes ?

EL : Dans l’émission Le Livre en question de la radio Passion culturelle animée par Lydia Antoine et Simplice Agnimo, vous affirmez que votre satisfaction, après la publication de Ballades matinales, c’est le fait que la critique relève une certaine similitude entre votre écriture et des textes de Victor Hugo, Senghor et Camara Laye. Vous inspirez-vous de ces auteurs ? Quelle est votre touche personnelle dans votre écriture ?

EL : Lors du même entretien, vous déclinez votre vision sur le développement de l’Afrique:  » Pour moi, pour le développement du continent, nous devons d’abord nous défaire de son passé colonial en s’ouvrant aux autres dans un réel climat d’échange cordial et convivial. Nous ne devons pas nous focaliser avec haine sur notre passé douloureux mais plutôt sur notre souci de développent à tout prix. On doit laisser tomber tout ce qui nous en empêche et prendre conscience dans tout le continent qu’il est temps qu’on y arrive’’. Croyez-vous que l’Afrique puisse se développer sans tenir compte de son passé colonial ?

EL : Ya-t-il une façon particulière de dire l’Afrique de l’extérieur, en tant qu’Africain ?

EL : Votre écriture sobre et accessible révèle les thématiques suivantes : L’enfance, le voyage, la femme, l’Afrique, les cultures, le monde, l’union, la nature. Cela vous parait-il exact ? Que souhaitez-vous que les jeunes générations retiennent de vous comme écrivain ?

EL : Votre collaboration avec Bertille Mawem dans le cadre du projet Les fous du livre a donné naissance à un recueil de poèmes, Par ton regard. Comment est née l’aventure ? Avez-vous d’autres relations avec des auteurs africains?

EL : Pouvez-vous nous parler du projet Passeport littéraire?

EL : Quels sont vos autres projets littéraires ?

EL : Espace littéraire vous remercie.