DU DISCOURS DU PR …
Pas besoin d’agencement de trop de sujets, de verbes et de compléments d’objets, directs ou indirects, fussent-ils de sublime nature : déjà qu’il n’est point question de discours-fleuve, n’est-ce pas ? Ainsi, en une comme en mille phrases même superbement agencées, l’adresse de ce Jeudi 12 de Septembre à la Nation sénégalaise n’est qu’une invite à cohérence : un rappel à fin que soit confirmé, conforté et consolidé le vote populaire qui, à 54% et dès le premier tour, l’a installé à la Suprême Magistrature de la République du Sénégal.
Mais, cette adresse est un clin d’œil aux « hôtes étrangers parmi nous » à fin que pas une seule fois ils ne doutent de sa ferme volonté de veiller non pas seulement de les rassurer quant à leur résidence chez nous mais au recouvrement, par la justice, de ses syllabes d’accueil. Plus amplement, aux institutions ! Et à toutes !
C’est, celui semble, le chemin le plus sûr et sur-prioritaire, pour stabiliser le Sénégal et satisfaire les besoins des plus élémentaires des populations. Tout le reste, au-delà l’annonce de la date retenue de nouvelles élections législatives, n’est que marque d’urbanité du discours et de fermeté quant à la nécessité, impérieuse, de gouverner en respectant, scrupuleusement, le cahier des charges pour lequel, au soir du 24 de Mars 2024, a été validé le coup d’arrêt d’un système qui, douze années durant, a fini par se faire hara-kiri, tant il avait atteint ses limites et réussi à se faire désavouer des citoyennes et citoyens-électeurs.
*Elie Charles Moreau*
