KAOLACK : pour une agriculture durable, l’USSEIN procède au lancement de son université d’été
L’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima Niass (USSEIN) en partenariat avec l’Université WEIHENSTEPHAN-TRIESDORF d’Allemagne, le BBW et le Cercle des machines, a procédé ce lundi 23 septembre au lancement de l’Université d’été, à l’Amphithéâtre du campus de Mbadakhoune, a constaté Kaolack Infos.Prévue du 23 septembre au 3 novembre, cette activité a pour thème « Approches technico-économiques de l’agro équipements et du numérique pour une agriculture durable au Sénégal » et vise à apporter des solutions pour une agriculture durable.Ainsi, le Professeur Ndeye Coumba Touré Kane, la Rectrice de l’USSEIN se réjouit d’une telle activité dont l’objectif est d’essayer de résoudre les problémes auxquels les agriculteurs sénégalais sont confrontés en vue d’avoir une agriculture durable, diversifiée et une souveraineté alimentaire. Selon elle, pour atteindre ce but, l’université aura besoin d’un capital humain et les jeunes seront tres bien formés pour cela. »L’événement qui nous réuni aujourd’hui est le lancement de l’université d’été, une université d’été axés à la digitalisation de l’administration et à la mécanisation de l’agriculture pour une agriculture durable et aussi atteindre la souveraineté alimentaire, une question qui est actuellement au coeur de l’actualité » a t-elle affirmé.Léa Hélène, la chargé du projet fem-fisc de BBW, a expliqué l’implication du projet dans l’initiative de l’Université d’été. « Nous avons choisis l’approche technico-économique, parcequ’on est passé aux valeurs sans qu’on environne notre formation. Avec nos projets sur l’orientation vers le besoin et aussi vers l’action on veut vraiment que les étudiants soient en contact avec le groupe cible, ainsi la premiere phase de cette approche, c’est l’analyse des besoins, etre en communication avec les paysans, échanger et comprendre leurs besoins, la deuxiéme phase c’est de développer des projets pour résoudre les problématiques et pour développer des prototypes présentés à la groupe cible », a-t-elle ajouté.Selon Léa Hélène, la finalité de ce projet, est d’abord de développer les compétences des étudiants, de comprendre les problématiques sur place, ensuite d’avoir des instruments d’analyse des besoins mais aussi des instruments de développement des idées. « Avec les étudiants, ils vont ensemble former des méthodes différentes pour développer de différentes idées et échanger avec le groupe cible, tout en mettant les étudiants en capacité de developper des idées ».Venu représenter le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) à l’occasion de la cérémonie de lancement de l’Université d’été, le professeur Olivier Sagna, Directeur des études et de la coopération, a magnifié cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la formation pratique des étudiants. »Vu que la problématique est que les étudiants vont réfléchir à comment s’inscrire dans l’utulisation de machines agricoles, du numérique pour ce qu’on appelle une agriculture intelligente, ils vont ainsi travailler sur des cas pratiques. L’USSEIN avec sa vocation agricole s’inscrit pleinement dans les axes prioritaires des nouvelles politiques publiques qui ont été indiquées, notamment la question de la souveraineté agricole et alimentaire et dans le but d’atteindre ces objectifs, ils auront besoin de former des ressources humaines qui contribueront à moderniser l’agriculture dans le futur », a-t-il soutenu.Pour lui, cette dimension de l’université d’été s’inscrit parfaitement dans les directives données par le président de la république lors du conseil des ministres du 28 aout, dans lequel, il a demandé au ministre de l’agriculture (MESRI) de préparer une nouvelle stratégie de développement de l’enseignement supérieur.A noter que ces cours d’été se font en différentes phases, celui préparatoire qui a eu lieu à partir du 26 aout pour une durée de quatres semaines. La phase deux qui est celle de la mise en oeuvre, durant laquelle les étudiants sélectionnés vont travailler en parfaite collaboration avec les enseignants, les producteurs et le cercle des machines qui vont les accompagner dans le but de penser à des solutions aux problémes des agriculteurs. Cette phase se fera en deux semaines et pour finir la phase de suivie et la phase d’accélération.
