Célébration ce 7 Octobre de la Journée Mondiale de l’Habibat…

Dieynaba Seydou Ba Réunit les Acteurs autour des Enjeux du Futur

Les acteurs de la chaîne de valeur de la construction — État, promoteurs, populations bénéficiaires et industries — ont répondu présent à l’appel de Dieynaba Seydou Ba, initiatrice de l’événement à l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat.

S’exprimant sur la tenue de l’événement, Dieynaba Seydou a indiqué que la date choisie est le premier lundi du mois d’octobre. C’est une journée de communication à travers différents supports, offrant l’occasion de parler d’habitat, mais surtout d’industries. Plus les intrants seront fabriqués sur place, moins il y aura de taxes liées à l’importation de carreaux, de sanitaires, entre autres, a déclaré l’initiatrice. Les solutions sont donc cruciales si l’on envisage de créer 500 000 logements. Depuis 2017, Dieynaba Seydou Ba évoque ces questions également dans la sous-région, preuve de son engagement dans la production de logements en nombre.

Mamadou Bocar Sy, au nom de l’Association professionnelle des banques, a mis l’accent sur le financement de l’immobilier. Il est essentiel que les banques s’orientent vers le secteur informel. L’obligation de loger chaque Sénégalais est un droit, en tenant compte du parc locatif, du parc de location-vente et de l’accès au logement. Si la Sicap et les HLM existent depuis bien avant les indépendances, la BHS est venue compléter le dispositif. La réussite d’une politique d’habitat passe par l’industrialisation et le développement de pôles régionaux. Il est donc nécessaire de décentraliser la construction.

Enfin, Siriki Sangaré, président de la Chambre nationale des Promoteurs et Constructeurs agréés en Côte d’Ivoire, a soulevé une problématique majeure concernant les jeunes et leur avenir urbain dans nos pays. Dans la zone comprenant la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Burkina Faso, il y a un déficit de 3,2 millions de logements, ce qui indique une mauvaise politique de logement. Deux types de logements existent : celui en faveur des personnes à revenus moyens, représentant 80 % de la population, qui ont une capacité bancaire faible et évoluent dans l’informel. En revanche, les 20 % restants ont la possibilité d’accéder aux crédits. Il est donc nécessaire que l’État mette en place des mécanismes, sachant que le secteur informel représente 80 % de la population.

Enfin, Bara Diouf, au nom de la Délégation du Pôle Urbain de Diamniadio, a déclaré que la solution est structurelle et que l’objectif est de promouvoir des villes nouvelles. Pour mieux ancrer la politique de l’État, un programme de 25 000 logements est prévu, qui sera doublé d’ici 2035. Cela concerne le Lac Rose et ses environs. L’industrialisation est donc une partie de la solution, à condition d’aménager des sites viables et bien lotis.