ZIGUINCHOR- après sa sortie sur l’interdiction d’un livre polémique sur la Casamance : La faction MFDC de Mangoukouro « flingue » Ousmane Sonko…

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La récente déclaration du Premier Ministre Ousmane Sonko, leader de la coalition PASTEF, concernant l’interdiction d’un livre controversé sur la Casamance a suscité la colère de certains membres du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) de la branche de Mangoukouro. Ces derniers se sont réunis hier, dimanche, à leur siège de Magoukouro, situé en périphérie de Ziguinchor, pour répondre vivement à Ousmane Sonko.

Amidou Djiba, porte-parole du MFDC de Mangoukouro, a qualifié les propos du Premier Ministre de malheureux et a posé la question : « Que cache-t-il en disant que ce livre ne sera jamais vendu au Sénégal, qu’ils ne le promouvront jamais ? » Selon M. Djiba, Sonko évoque un sujet qu’il ne maîtrise pas, rappelant que lorsqu’est apparu le problème de la Casamance, il était encore adolescent et n’avait pas les moyens de comprendre son origine. Il a également questionné les raisons derrière l’interdiction de la publication du livre, affirmant : « Si nous n’avons rien à cacher, pourquoi ne pas le publier ? Chacun pourrait le lire, mais pourquoi dire qu’il ne sera pas vendu au Sénégal ? »

Bien qu’ignorant le contenu du livre, les membres du MFDC de Mangoukouro ont exprimé leur volonté de dialoguer avec l’État : « Nous sommes tous disposés à discuter… », ont-ils déclaré, qualifiant la situation en Casamance de ni paix ni guerre. Ils ont ajouté avoir tendu la main à ce nouveau gouvernement sans réponse jusqu’à cette déclaration malheureuse. M. Djiba a aussi exprimé son pessimisme quant à la paix en Casamance, affirmant que le problème est bien plus complexe qu’un simple enjeu économique, remettant en question le Plan Diomaye pour la région.

Cette réaction des membres du MFDC de Mangoukouro intervient après les propos d’Ousmane Sonko lors d’un meeting de sa coalition à Ziguinchor, où il a fermement rejeté la promotion du livre controversé, le qualifiant de projet de déstabilisation. Il a déclaré : « Si cette Française veut écrire, qu’elle écrive sur la Corse ou la Nouvelle-Calédonie, mais pas sur le Sénégal », mettant en garde contre toute menace à la sécurité nationale. Cette intervention a suscité une forte indignation parmi les membres du MFDC de Mangoukouro, qui ont exprimé leur mécontentement dans leur déclaration d’hier.

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