Au Kenya, le gel de l’aide américaine déjà « dévastateur » pour les séropositifs

Après l’annonce du gel de l’aide américaine, Hellen Anyango, une Kényane vivant avec le VIH, se retrouve dans une situation alarmante. Fin janvier, le programme américain Pepfar, essentiel pour l’accès aux antirétroviraux (ARV) au Kenya, a été suspendu par le président Donald Trump. Cette aide permet à des millions de personnes comme Hellen de recevoir ces médicaments vitaux, dont la plupart sont importés d’Inde.
Le gel de l’aide a entraîné la fermeture de nombreuses cliniques, dont celles de Kisumu, et a interrompu les programmes de soutien et de prévention. Malgré des décisions de justice et des « dispenses » temporaires, la confusion persiste, et de nombreux patients restent sans traitement. L’impact est particulièrement sévère pour les jeunes, qui craignent la stigmatisation. Le programme américain a investi des milliards de dollars au Kenya, sauvant des millions de vies. Face à cette crise, des organisations kényanes demandent au gouvernement de prendre des mesures pour assurer la continuité des traitements, soulignant que 28% des personnes vivant avec le VIH dépendent de cette aide.
