Thierno Alassane Sall accuse PASTEF de bloquer l’abrogation de l’amnistie et de refuser la justice

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Thierno Alassane Sall réagit fermement à l’irrecevabilité de sa proposition de loi sur l’amnistie de 2024

Le député Thierno Alassane Sall a réagi avec force à la décision du Bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal qui a déclaré irrecevable sa proposition de loi visant à abroger l’amnistie de 2024. Selon Thierno Alassane Sall, cette décision constitue un acte politique et une violation des procédures législatives. Il dénonce également l’attitude du président de l’Assemblée, qu’il accuse d’avoir agi de manière politicienne, en dehors des règles de droit, pour répondre à des intérêts partisans.

Une décision « politiquement motivée »

Le député affirme que sa proposition de loi n’a même pas été présentée en séance plénière, soulignant ainsi la gravité de l’acte. Il critique vivement le Bureau de l’Assemblée pour avoir rejeté sa proposition sans débat public, ce qu’il considère comme un abandon des principes démocratiques. Thierno Alassane Sall va plus loin en affirmant que la décision est motivée par des considérations politiques, et non par des raisons juridiques ou financières.

Rejet de l’argument budgétaire de l’Assemblée nationale

Le Bureau de l’Assemblée a justifié cette irrecevabilité en invoquant l’article 82 de la Constitution du Sénégal, qui stipule que les propositions des députés ne peuvent pas être recevables si elles entraînent une diminution des ressources publiques ou une augmentation de la charge publique, sauf si des recettes compensatrices sont proposées. Cet argument a été rejeté par Thierno Alassane Sall, qui estime que cette justification est absurde. Selon lui, il est incompréhensible de comparer l’abrogation d’une amnistie à une proposition de réduction des dépenses publiques, arguant que cette logique pourrait également empêcher des réformes essentielles comme l’abrogation de la peine de mort pour des raisons budgétaires.

L’argument financier rejeté : l’impact de l’abrogation serait nul

Pour soutenir sa proposition, Thierno Alassane Sall avait accompagné sa démarche d’une note explicative précisant que l’abrogation de l’amnistie n’aurait aucune incidence financière significative. Selon lui, cela ne diminuerait pas les ressources publiques et ne créerait pas de nouvelles charges. Le député précise que l’objectif de sa proposition est de permettre aux criminels ayant commis des actes entre 2021 et 2024 d’être jugés devant les juridictions sénégalaises. Il met en avant que le budget de la justice est déjà prévu et que, même en cas d’incidences budgétaires minimes, rien ne justifie que les responsables de ces crimes ne soient pas jugés.

Accusations de blocage et appel à la justice

Thierno Alassane Sall va plus loin en accusant le régime PASTEF de bloquer toute avancée pour la justice. Il dénonce une attitude obstructionniste, préférant se laisser guider par des arguments d’irrecevabilité plutôt que de s’engager dans des réformes judiciaires essentielles. Selon lui, cette position confirme le choix du régime de privilégier des pratiques injustes et des manœuvres politiques au détriment de la justice et de la vérité.

Annonce d’une conférence de presse

Pour conclure, Thierno Alassane Sall a annoncé qu’il tiendrait une conférence de presse ce jeudi, au cours de laquelle il fera de nouvelles révélations sur cette affaire. Il promet de révéler des informations cruciales sur les dessous de cette décision et de continuer à se battre pour que justice soit faite pour les victimes des crimes commis entre 2021 et 2024.

Cette prise de position de Thierno Alassane Sall met en lumière les tensions politiques autour de la gestion de la justice au Sénégal, et ouvre un débat sur les pratiques et les priorités du pouvoir en place concernant l’amnistie et l’accès à une justice équitable.

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