Cheikh Yérim Seck encourt un risque de 6 mois de prison et une amende de 200 000 FCFA

Affaire de diffamation : Cheikh Yérim Seck poursuivi par Aminata Touré pour atteinte à l’honneur
Le journaliste Cheikh Yérim Seck a comparu devant le Tribunal correctionnel de Dakar le 26 février 2025 dans le cadre d’une poursuite en diffamation déposée par l’ex-première ministre Aminata Touré. Lors de l’audience, bien que le journaliste ait été absent, le procureur de la République a requis une peine de six mois de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 200 000 FCFA à son encontre.
Le contexte de l’affaire : L’article de Seneweb en cause
L’affaire fait suite à un article publié le 20 octobre 2024 sur le site Seneweb. Intitulé « Les mesquineries du trio Diomaye-Sonko-Mimi contre Macky Sall », cet article affirmait que lors d’une réunion au Palais de la République, Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko et Aminata Touré auraient discuté de méthodes radicales pour empêcher le retour de Macky Sall au Sénégal, suggérant même l’idée de pressions sur la famille du président.
Accusations de diffamation et réquisitions du procureur
Le procureur a qualifié ces propos de « diffamatoires », soulignant qu’ils étaient sans fondement et avaient gravement affecté l’image de Aminata Touré. Selon lui, ces déclarations portent atteinte à l’honneur et à la réputation de la partie civile, en l’occurrence l’ancienne première ministre.
Bien qu’Aminata Touré ne soit pas présente à l’audience, elle était représentée par son avocat, Me Seyba Danfakha. Ce dernier a dénoncé les pratiques de Cheikh Yérim Seck, soulignant que le journaliste avait déjà été condamné pour des faits similaires dans une autre affaire l’opposant au Capitaine Seydina Issa Touré.
Les réclamations de l’avocat d’Aminata Touré
Me Seyba Danfakha a réclamé la somme de 500 millions de FCFA en dommages et intérêts, estimant que l’article publié sur Seneweb avait gravement terni la réputation de Aminata Touré, tant au niveau national qu’international. Il a insisté sur le préjudice moral et financier causé à sa cliente par ces déclarations diffamatoires.
Le verdict attendu le 14 mai 2025
Le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré et rendra son verdict le 14 mai 2025. En attendant, les enjeux autour de cette affaire de diffamation restent élevés, avec des conséquences potentielles pour la réputation de Cheikh Yérim Seck et pour l’image de l’ancienne Première ministre, dont la dignité a été mise en cause par l’article incriminé.
