Problème d’état-civil en Casamance : Le gouvernement met en place des mesures pour régulariser la situation des enfants sans acte de naissance
Lors du dernier Conseil interministériel, ce mardi, Ousmane Sonko a abordé un problème majeur en Casamance : l’absence d’actes de naissance pour de nombreux enfants, particulièrement dans les départements de Bignona, Oussouye et Ziguinchor. Selon les statistiques, 55 041 enfants dans cette région sud du Sénégal n’ont toujours pas de document officiel d’état-civil. Face à cette situation préoccupante, le Premier ministre a demandé aux tribunaux de se saisir de l’affaire en urgence pour résoudre ce problème.
Les conséquences du manque d’acte de naissance en Casamance
L’absence d’acte de naissance ne se limite pas seulement aux problématiques scolaires. Elle a des répercussions considérables sur l’accès aux soins de santé, aux services sociaux et à la citoyenneté. Sans ce document essentiel, de nombreux enfants sont exclus de droits fondamentaux, ce qui accentue les inégalités dans la région.
Les mesures du gouvernement pour régulariser les enfants sans acte de naissance
Afin de résoudre cette situation, le gouvernement sénégalais a annoncé un ensemble de mesures, visant à garantir la régularisation rapide des enfants concernés. Parmi les actions proposées figurent :
- Des audiences foraines : Ces audiences permettront de régulariser la situation des enfants sans acte de naissance, en facilitant leur enregistrement administratif.
- Un plan d’action spécifique pour les élèves sans état-civil : Des mesures seront prises pour garantir que les enfants scolarisés sans actes de naissance puissent continuer leur parcours éducatif sans obstacle.
- Déploiement de volontaires du Service civique national : Ces volontaires accompagneront les familles dans leurs démarches administratives, les aidant à obtenir les documents nécessaires.
- Sécurisation des registres d’état-civil : Des actions seront mises en place pour protéger les registres d’état-civil contre la fraude et garantir leur intégrité.
Les ministères impliqués, en particulier ceux de la Justice, de l’Éducation et de l’Intérieur, sont appelés à coordonner leurs efforts pour assurer la réussite de ces initiatives et régulariser la situation des enfants sans acte de naissance en Casamance.
