Interpellation d’Azoura Fall : Me Abdoulaye Tall dénonce une procédure injuste et alerte sur son état de santé
Me Abdoulaye Tall, avocat de Assane Gueye alias Azoura Fall, s’est exprimé ce lundi à la suite de l’audition de son client par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Selon lui, l’arrestation d’Azoura Fall ainsi que celle de El Hadj Ousseynou Diakhaté alias Kaïré repose sur des propos jugés « contraires aux bonnes mœurs » par les autorités, mais il dénonce une procédure disproportionnée et préoccupante sur le plan des droits humains.
Une procédure critiquée et une présomption d’innocence ignorée
Me Tall a tenu à rappeler que son client bénéficie toujours de la présomption d’innocence, garantie par la Constitution et les conventions internationales :
« À ce stade, aucun jugement n’a été prononcé. Azoura Fall doit être traité comme un citoyen présumé innocent. »
Une situation sanitaire alarmante pour Azoura Fall
L’avocat a surtout alerté sur l’état de santé très préoccupant de son client. Il a remis aux autorités judiciaires un dossier médical complet, démontrant que Azoura souffre de graves problèmes de santé, notamment au foie et aux poumons.
« Il a un passé médical lourd lié à des détentions précédentes. Il ne dispose plus pleinement de ses facultés physiques et mentales. Sa santé s’est sérieusement dégradée en milieu carcéral », a insisté Me Abdoulaye Tall.
Kaïré interpellé pour les mêmes faits que son camarade
Concernant Kaïré, également militant du parti Pastef, Me Tall a précisé qu’il a été interpellé sur les lieux, alors qu’il accompagnait Azoura Fall à sa convocation. Il est poursuivi pour des propos similaires, jugés contraires aux bonnes mœurs par la Division spéciale de cybersécurité.
Appel urgent aux autorités judiciaires
Dans une déclaration publique ferme, Me Tall a lancé un appel solennel à l’attention des autorités judiciaires :
« Le cas de Azoura Fall mérite une attention urgente et humaine. Le maintenir en détention dans cet état de santé est dangereux et contraire aux principes fondamentaux de droit. »
Cette affaire relance une fois de plus le débat sur la liberté d’expression des opposants politiques au Sénégal et sur les conditions de détention des personnes interpellées pour des délits d’opinion.
