Dette publique au Sénégal : un endettement record sans projets visibles sous le régime actuel ?
1. Un endettement galopant sans résultats tangibles
En seulement deux ans de gouvernance, l’actuelle équipe au pouvoir issue du parti Pastef a contracté 10.200 milliards de francs CFA de dette. Un chiffre impressionnant, surtout lorsqu’on le compare aux 10.100 milliards de dette cumulés sur cinq ans sous l’ancien président Macky Sall.
La différence ? Sous Macky Sall, cette dette a permis de financer des projets concrets et structurants : routes, hôpitaux, ponts, universités, le BRT (Bus Rapid Transit), le TER (Train Express Régional), sans oublier le développement du Pôle urbain de Diamniadio.
Aujourd’hui, aucun projet d’envergure n’est visible, aucune relance économique concrète n’est amorcée, pas même un document explicatif ou une communication structurée sur l’utilisation de ces fonds.
Un record d’endettement sans réalisation. Faut-il envisager la création d’un Ministère de la Dette ?
2. Une hausse significative du budget de l’Assemblée nationale
Le budget de l’Assemblée nationale connaît une hausse notable : +2,3 milliards de francs CFA par rapport à la Loi de Finances Initiale (LFI), soit plus de 4 milliards supplémentaires comparé à la précédente législature.
Une augmentation qui interroge, dans un contexte économique déjà sous tension.
3. Un budget de la Primature en forte croissance
Autre point d’interrogation : le budget de la Primature a bondi de 6 milliards de francs CFA dans la Loi de Finances Rectificative (LFR). Est-ce l’augmentation des déplacements du Premier Ministre en jet privé qui justifie cette explosion budgétaire ?
4. Une panne de vision politique ?
Malgré les promesses initiales, le projet de société semble à l’arrêt. La vision 2050 et l’agenda de transformation systémique tant mis en avant par le nouveau gouvernement peinent à convaincre — aucune concrétisation, aucun chantier structurant, aucun calendrier précis.
Un pouvoir sous pression
Entre endettement massif, absence de réalisations visibles et inflation des budgets institutionnels, le constat est préoccupant. Le Sénégal traverse une phase d’incertitude où les citoyens attendent des actes, pas seulement des mots.
