Convoqué par la Division de la cybersécurité : Madiambal Diagne reste serein, son fils dénonce une atteinte à la liberté d’expression

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Ce mardi 8 juillet 2025, Madiambal Diagne, administrateur du Groupe Avenir Communication et figure emblématique de la presse sénégalaise, a été convoqué par la Division de la cybersécurité (DSC). Son fils, Serigne Saliou Diagne, s’est rendu sur place pour lui apporter son soutien et a pris la parole devant la presse.

Un tweet à l’origine de la convocation de Madiambal Diagne

Selon les premières déclarations de Serigne Saliou Diagne, la convocation serait liée à un tweet de son père évoquant la sortie d’Amadou Ba du parti Pastef. Dans cette publication, Madiambal Diagne aurait exprimé que « le Sénégal a dépassé ce type de procédure ou de logique », en référence aux pratiques politiques actuelles.

Le journaliste est actuellement en audition en présence de ses avocats, selon son fils, qui s’est voulu rassurant :

« Il est très serein. Ce n’est pas son premier rodéo. Il est solide, il en a vu d’autres. »

Une convocation jugée « légère » et inquiétante pour la démocratie

Pour Serigne Saliou Diagne, cette convocation soulève de sérieuses interrogations sur l’état des libertés publiques au Sénégal, notamment en matière de liberté d’expression :

« Convoquer un journaliste pour un tweet aussi anodin, c’est regrettable pour la démocratie, la justice et les libertés que notre pays a toujours défendues. »

Il va plus loin en dénonçant une volonté d’étouffer les voix dissidentes dans le débat public :

« C’est une dégradation du débat démocratique. On cherche à faire taire toutes les voix contraires. C’est dommage et inquiétant pour un pays comme le Sénégal. »

Mobilisation des proches et du monde des médias

Présent sur les lieux, Serigne Saliou Diagne a souligné que sa démarche était motivée par la solidarité professionnelle :

« Nous sommes venus soutenir un confrère, un homme des médias. C’est une convocation comme il y en a d’autres, mais le dispositif mis en place et l’attention suscitée montrent à quel point cette situation est anormale. »

Il a critiqué l’ampleur donnée à cette affaire qu’il juge mineure :

« Immobiliser autant de personnes pour une simple publication sur X (ex-Twitter), c’est excessif. »


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