Le Sénégal revoit sa politique sur l’importation des voitures d’occasion
Le décret datant du 24 octobre 2025 sur l’âge des véhicules d’occasion importés va au-delà d’un simple ajustement technique. Il incarne la nouvelle approche du gouvernement Faye-Sonko en matière de politique économique et sociale.
Analyse des enjeux :
1. Une réponse à un enjeu social et diasporique :
La mesure honore une promesse électorale et répond aux attentes pressantes de la diaspora. En permettant d’importer des véhicules plus anciens (10 ans pour les voitures, 15 pour les camions), elle facilite l’envoi de biens aux familles et sécurise les investissements dans le transport, un secteur vital.
2. Une recherche de stabilité après deux décennies d’instabilité :
Le texte met un terme à un « yo-yo » réglementaire entamé en 2000. En instaurant un cadre clair et jugé plus pragmatique, le pouvoir actuel cherche à rompre avec l’image d’improvisation des régimes passés et à restaurer la confiance des acteurs.
3. Une ambition à long terme : modernisation et développement durable :
Derrière ce pragmatisme se cache une vision stratégique. En favorisant l’importation de véhicules un peu plus récents, le Sénégal veut améliorer la sécurité routière et réduire la pollution. Cette réforme s’inscrit dans la Vision 2050, faisant du parc automobile un outil de compétitivité et de transformation durable.
