Disparition de Fulbert Sambou et Didier Badji : l’inculpation qui n’éteint pas la demande de vérité
L’inculpation, samedi 15 novembre, de Jérôme Bandiaky dans la disparition des militaires Didier Badji et Fulbert Sambou, marque un tournant dans une affaire qui secoue le Sénégal depuis près de trois ans. Cet ancien agent de sécurité pour l’APR, le parti de l’ancien président Macky Sall, était déjà connu des services judiciaires pour d’autres accusations.
Cependant, cette avancée judiciaire, intervenue fortuitement à la veille d’une marche hommage des familles, est jugée insuffisante par les proches des victimes et les organisations de défense des droits humains. Ils réclament que l’enquête aille au bout pour identifier d’éventuels commanditaires.
« C’est un premier pas, mais c’est insuffisant. Cette personne-là, quelle que soit la réputation qu’on lui colle, ne peut pas avoir agi seule », a ainsi réagi Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International Sénégal, appelant la justice à « pousser les enquêtes ».
Alors que le Sénégal tente de promouvoir un discours de réconciliation nationale, cette affaire met en lumière l’exigence impérative de justice comme préalable à toute paix sociale. La mobilisation prévue mardi 18 novembre, jour anniversaire des faits, montrera si la pression de la rue peut accélérer la quête de vérité dans ce dossier sensible.
