Le Sénégal, architecte d’un nouveau partenariat Afrique-Europe à Luanda
À Luanda, le président Bassirou Diomaye Faye incarne la nouvelle voix d’une Afrique déterminée à prendre son destin en main. Alors que le sommet UA-UE célèbre 25 ans de partenariat, le Sénégal ne vient pas pour une commémoration, mais pour une refondation.
Le thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme efficace » trouve un écho particulier dans la diplomatie sénégalaise. Il ne s’agit plus de subir les règles du jeu international, mais d’y participer à part entière. La requête est simple dans son principe, mais révolutionnaire dans sa portée : une place à la table des grandes décisions, une architecture financière plus juste et des investissements qui transforment réellement les économies africaines.
L’Union européenne, premier partenaire commercial, est à la croisée des chemins. Pour rester un acteur central face à la concurrence, elle doit écouter cette exigence : un partenariat qui ne se limite pas à l’accès à son marché, mais qui s’investit dans l’industrialisation, les infrastructures et les énergies propres du continent.
Le sommet de Luanda n’est pas une fin en soi, mais le point de départ d’une décennie cruciale. La déclaration commune qui en sera issue devra porter l’empreinte de cette ambition sénégalaise : sceller un partenariat repensé pour 2035, plus équilibré, et capable de soutenir l’émergence d’une Afrique souveraine et prospère.
