Quand la puissance humilie les peuples et enterre le droit international
La médiatisation du traitement infligé à Nicolás Maduro n’est pas un simple fait d’actualité. C’est une mise en scène de l’humiliation, un message clair adressé au monde : la domination sans retenue, exercée sous le silence des États et l’impuissance des Nations Unies.
Sous Donald Trump, l’ordre international bâti après deux guerres mondiales est méthodiquement fragilisé. Le multilatéralisme cède la place à la sanction unilatérale, la diplomatie au chantage économique, le droit à la menace militaire.
Le Venezuela n’est qu’un prétexte. La cible réelle, ce sont les pays qui refusent la soumission et disposent de ressources stratégiques. Derrière le discours sur la démocratie se cache une boulimie foncière, minière et énergétique assumée.
À cela s’ajoute une dimension idéologique dangereuse : le ciblage des pays à idéologie ou à majorité musulmane. Le refus sélectif de leur accès aux mêmes droits stratégiques que d’autres puissances révèle une hiérarchisation des nations et des civilisations. La démocratie devient un alibi, la prédation l’objectif.
L’Europe observe et se tait. Cette peur collective accélère la mort du droit international et ouvre la voie à une ère de domination brutale.
Ce qui se joue aujourd’hui, c’est l’avenir des générations futures.
Se taire, c’est consentir.
Résister, c’est préserver la dignité des peuples et la paix mondiale.
Thierno Lo
Citoyen du monde Défenseur des droits et libertés
Engagé pour la souveraineté des peuples et le respect du droit international
