Qu’on me permette de chanter un patriote, un géant, ainsi que tout le peuple sénégalais
Un peuple, un drapeau, une victoire
Permettez-moi de trouver les mots justes ,des mots chauds, profonds, pour sublimer notre équipe nationale du Sénégal, et féliciter le Peuple sénégalais tout entier.
Je commence par le Président de la République, qui a remis le drapeau national, symbole sacré, et accompagné dès le début la dynamique victorieuse.
Je salue la Fédération sénégalaise de football, qui a mis l’équipe dans les meilleures conditions.
Je salue nos anciens internationaux, aperçus dans les tribunes, gardiens de la mémoire et de l’exigence.
Je salue notre jeunesse, notre presse, nos stars, tous debout, tous unis, portant le drapeau et chantant l’hymne national.
Ce soir, un peuple a gagné.
Mais qu’on me permette de chanter un patriote, un géant.
Un homme qui ne se nourrit pas de paroles,
qui a le patriotisme dans les veines,
qui grandit son pays par l’exemple,
qui sait que porter l’espoir d’une nation est une lourde responsabilité, exigeant sérénité et action, au-delà des mots.
Cet homme, c’est Sadio Mané.
Sadio, tu as dominé Mohamed Salah.
Sadio, tu as réglé ton problème, celui de Pape Thiaw, et celui de tous tes coéquipiers.
Dans les rues du pays, un peuple vibre. Les haineux se taisent. La jeunesse se rassemble.
On ne demande pas les couleurs politiques : on porte le vert, le jaune et le rouge, avec une étoile.
On respire, parce que la politique et les politiciens nous étouffent parfois ; ce soir on chante, on danse, on s’unit.
Sadio, tu dois être pour nous notre Samuel Eto’o,
notre Roger Milla,
notre Abedi Pelé —
par l’âge, par l’impact, par la grandeur.
Ne soyez pas stressés. Vous pouvez faire plus. Amenez-nous la Coupe.
Soignez l’hygiène de vie, gardez la faim, continuez à nous faire vibrer.
Vous donnez une leçon de patriotisme, et le peuple sénégalais vous a soutenus — sans calcul.
J’ai eu la chair de poule. Des frissons. Une fierté immense.
Voir nos compatriotes courir dans les rues, danser, chanter, drapeau au vent…
Sadio, je ne trouve plus les mots pour te chanter, toi et tes collègues.
Moi, je suis satisfait.
Je vous aime. Je vous respecte.
Vous êtes énormes.
Wakh dou meun dieuf.
L’émotion me tenaille
Merci
Ministre Thierno Lo
