Le Moyen-Orient n’a pas besoin de sauveurs, il a besoin de courage

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Switzerland. Leaders and UN officials debate burden and responsibility sharing

World leaders and UN officials gather for the plenary session of the Global Refugee Forum, starting with a debate on burden and responsibility sharing. ; World leaders and UN officials gather at the Palais des Nations in Geneva for the plenary session of the Global Refugee Forum, starting with a debate on burden and responsibility sharing. Among the speakers will be the activist and former Somali refugee, Guled Mire. The session will also include high-level dialogues on Solutions and on Comprehensive Responses in Action.

Chere Lolwah Al Kater permettez moi

Votre déclaration résonne comme un électrochoc dans un monde saturé de faux récits et de vérités maquillées. Dire à Donald Trump et Benjamin Netanyahu « cessez de parler en notre nom » n’est pas seulement un acte diplomatique : c’est un cri de lucidité face à une mécanique bien huilée de domination, d’ingérence et de manipulation.

Oui, le monde n’est pas un film. Et pourtant, certains continuent de jouer aux scénaristes d’un chaos dont les peuples paient le prix réel — en vies humaines, en destruction, en avenir confisqué.

Il faut dire les choses sans détour : derrière les discours de « stabilité » et de « libération » se cachent des intérêts stratégiques clairs — le contrôle des ressources, la maîtrise des routes énergétiques, et l’affaiblissement de toute force capable de résister. Cette réalité, trop souvent occultée, nourrit des conflits qui ne sont pas uniquement géopolitiques, mais aussi profondément idéologiques et, dans certains cas, religieux.

Mais regardons-nous avec honnêteté. Les pays du Moyen-Orient ne sont pas seulement victimes. Ils ont aussi, parfois, accepté — par calcul, par peur ou par dépendance — une présence étrangère qui s’est transformée en levier de pression permanente. Des bases militaires installées sur leurs sols, des alliances déséquilibrées, des divisions entretenues : tout cela n’a jamais garanti leur sécurité. Bien au contraire.

Car une vérité dérange : ces puissances ne sont pas là pour vous protéger. Elles protègent leurs intérêts, leurs citoyens, leur puissance. Pendant ce temps, vos territoires sont fragilisés, vos infrastructures détruites, vos peuples exposés.

Aujourd’hui, le temps n’est plus aux illusions.

Pourquoi le Moyen-Orient, fort de ses ressources immenses, de sa position stratégique et de son héritage civilisationnel, ne s’engage-t-il pas résolument vers une union politique, économique et sécuritaire ? Pourquoi ne pas bâtir un bloc capable de défendre ses intérêts, d’imposer la paix et de parler d’égal à égal avec le reste du monde ?

Et pourquoi ne pas tendre la main à l’Afrique — 54 États, un potentiel colossal — pour construire un axe de puissance nouveau, fondé sur le respect, la souveraineté et une vision humaine du développement ?

Il faudra pour cela dépasser les fractures, y compris celles héritées de préjugés raciaux et culturels. Le respect mutuel n’est pas une option : c’est une condition de survie collective.

Un avertissement s’impose : accepter la destruction d’un pays de la région, quel qu’il soit, c’est ouvrir la voie à sa propre fragilisation. Aujourd’hui l’Iran, demain qui ?

Le message est simple, mais exigeant : refusez d’être les terrains de jeux des puissances extérieures. Refusez la division. Refusez les guerres imposées. Construisez votre unité.

Le monde a besoin d’équilibre. Et cet équilibre ne viendra ni de la domination, ni de la manipulation, mais de peuples debout, conscients de leurs intérêts et déterminés à défendre leur dignité.

Il est temps de remettre l’humain au centre.

Bonne fête de Korité à toutes et à tous. Puisse cette période purifier nos cœurs, nous libérer de la haine et nous guider vers plus de justice et de lucidité.

Thierno Lo
Républicain libre, Panafricaniste, Citoyen du monde

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