Démenti ferme et mise au point : quand l’approximation tient lieu d’information

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L’article publié par Africa Intelligence relatif à la candidature du Président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies appelle un démenti clair, rigoureux et sans ambiguïté. Non pas par réflexe partisan, mais par exigence de vérité et de respect des régles élémentaires du journalisme.

D’abord, affirmer que Macky Sall serait « le seul candidat à ne pas bénéficier du soutien de son pays » relève d’une contrevérité grossière. Une telle affirmation, présentée sans nuance ni contextualisation, trahit soit une méconnaissance des dynamiques diplomatiques en cours, soit une volonté délibérée d’orienter la perception des lecteurs. Dans une compétition internationale de cette nature, les soutiens ne se résument ni à des déclarations publiques ni à des postures politiques internes. Ils se construisent dans la discrétion, la négociation et l’équilibre des intérêts. Prétendre le contraire, c’est simplifier à l’extrême une réalité diplomatique complexe.

Ensuite, l’article évoque une rencontre entre Macky Sall et l’ambassadeur des États-Unis au cours de laquelle auraient été abordées des déclarations de Ousmane Sonko visant Donald Trump. Cette assertion est inexacte. Le Président Macky Sall n’a pas rencontré cet ambassadeur à ce moment précis. Par conséquent, lui prêter des échanges ou des réponses relève de la pure spéculation. Le minimum journalistique aurait été de vérifier cette information avant publication.

Plus grave encore, cette construction narrative donne l’impression que des considérations strictement internes au Sénégal débats politiques, oppositions, déclarations partisanes constitueraient des critères déterminants dans une élection internationale de cette envergure. C’est une erreur d’analyse majeure. Le choix d’un Secrétaire général des Nations Unies repose sur des paramètres autrement plus structurants : la capacité à incarner un consensus, la vision des réformes de l’ONU, la gestion des crises internationales, la compréhension des enjeux du Sud global et l’aptitude à dialoguer avec les grandes puissances.

À ce titre, pourquoi passer sous silence ces éléments fondamentaux ? Pourquoi ne pas interroger les propositions concrètes des candidats, leur vision du multilatéralisme, leur capacité à apaiser les tensions internationales ? Pourquoi ne pas rappeler que le Président Macky Sall, dans une posture d’homme d’État, a salué le travail accompli par António Guterres, traduisant ainsi une continuité institutionnelle et une hauteur diplomatique reconnues ?

De la même manière, certaines zones d’ombre ou contradictions dans l’analyse mériteraient d’être traitées avec la même rigueur. Les enjeux géopolitiques majeurs y compris ceux susceptibles d’influencer des veto au Conseil de sécurité ne peuvent être abordés de manière sélective selon qu’ils servent ou non une narration préétablie.

Il est également surprenant de constater une convergence dans le traitement orienté de certains médias internationaux, au point de susciter une interrogation légitime sur la qualité du travail d’enquête et l’équilibre des analyses proposées. Informer ne consiste pas à suggérer, ni à insinuer, encore moins à extrapoler. Informer, c’est vérifier, recouper, contextualiser et restituer fidèlement les faits.

Être à Dakar ou prétendre en maîtriser les réalités n’autorise pas à produire des approximations présentées comme des certitudes. Les chancelleries présentes sur le terrain, les diplomates en activité et les acteurs institutionnels disposent d’informations autrement plus solides que celles issues de lectures partielles ou orientées.

Enfin, il est important de rappeler que le Président Macky Sall n’a jamais fui le débat public ni la presse, nationale comme internationale. Sa disponibilité et son respect des médias sont constants. Encore faut-il que cette ouverture soit accompagnée, en retour, d’un traitement professionnel, honnête et rigoureux de l’information.

Les Sénégalais, comme l’ensemble des citoyens africains et internationaux, ne consomment plus l’information avec naïveté. Ils analysent, comparent et jugent. La crédibilité d’un média se construit sur la précision des faits, pas sur leur mise en scène.

En l’état, Africa Intelligence se trompe et se trompe lourdement.

Thierno Lo
Membre de la dynamique de soutien à la candidature de Macky Sall

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