Crise universitaire au Sénégal : à Bambey, les étudiants abandonnés face à un système qui se répète
Les changements de régime se succèdent au Sénégal, mais la situation des universités publiques reste désespérément inchangée. À chaque nouveau gouvernement, les promesses d’amélioration des conditions d’études sont vite oubliées. Le système universitaire sénégalais demeure figé, entre manque de vision et répression systématique.
Répression policière et méthodes douteuses : les mêmes pratiques perdurent
Sur le terrain, les mêmes méthodes sécuritaires contestables sont utilisées. À l’Université Alioune Diop de Bambey, des agents de police en civil opèrent sans transparence, ce qui suscite de vives inquiétudes sur la présence d’ »infiltrés » lors de manifestations étudiantes ou de tensions sur le campus.
Ces pratiques, loin de pacifier l’espace universitaire, alimentent la méfiance et rappellent des scènes déjà vues dans d’autres établissements d’enseignement supérieur du pays.
Suspension des cours et dissolution des structures étudiantes
Les étudiants de Bambey vivent une situation alarmante :
- Cours suspendus,
- Amicales étudiantes dissoutes,
- Dialogue inexistant entre les autorités et les représentants des étudiants.
Autant de signaux inquiétants qui traduisent un mépris persistant envers les étudiants sénégalais et leurs conditions d’apprentissage.
Une université en faillite, un gouvernement sans cap
Ce qui se passe à Bambey est le reflet d’une crise plus large : celle d’une université sénégalaise à bout de souffle, minée par le manque d’infrastructures, l’absence de dialogue institutionnel, et une gouvernance incapable de réformes structurelles.
Plus d’un an après l’arrivée d’un nouveau pouvoir, aucune politique claire n’a été définie pour l’enseignement supérieur. Le gouvernement donne l’impression de naviguer à vue, sans vision à long terme pour l’avenir des universités publiques au Sénégal.
