Gestion des finances publiques : Elhadji Fallou Khouma interpelle le DG de la CDC sur de possibles irrégularités

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Dans un contexte où la transparence dans la gestion des ressources publiques devient une exigence citoyenne forte, le journaliste Elhadji Fallou Khouma pose publiquement une série de questions critiques à l’endroit de Fadilou Keïta, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Sénégal.

Ces interpellations font suite à une interview récemment accordée par M. Keïta à SENEWEB, dans laquelle il évoquait plusieurs anomalies financières constatées avant sa prise de fonction.

Optimisation financière saluée, mais des zones d’ombre subsistent

Si Elhadji Fallou Khouma reconnaît les efforts du DG pour avoir optimisé plus de 100 milliards de FCFA depuis sa nomination, il pointe néanmoins un manque de clarté concernant le suivi judiciaire des faits graves révélés par M. Keïta lui-même. Le journaliste appelle à une application rigoureuse de la loi sur la transparence et à des actes concrets de reddition de comptes.

Des questions sans réponses sur des dossiers sensibles

Voici les principales interrogations soulevées dans le texte publié par le journaliste :

  1. Transaction foncière suspecte d’un stagiaire :
    • Le DG a-t-il saisi le Pool Judiciaire Financier (PJF) concernant un stagiaire de la CDC qui aurait acquis un terrain à 600 millions de FCFA dans une zone stratégique ?
  2. Affaire des 3 milliards de FCFA : prédécesseur impliqué ?
    • M. Keïta a-t-il alerté l’OFNAC à propos de son prédécesseur Ameth Sakho, successeur de Mame Boye Diao, qui aurait perçu indûment 3 milliards de FCFA ?
  3. Aveu d’un prête-nom :
    • Une personne se serait présentée comme prête-nom dans une transaction liée à la CDC. A-t-elle été signalée au Procureur de la République ?
  4. Suspicion de surfacturation massive :
    • Un marché public serait passé de 21 à plus de 40 milliards de FCFA. Des démarches ont-elles été entreprises pour saisir le PJF et enquêter sur cette possible surfacturation ?

Un rappel légal à la loi sur la transparence des finances publiques

Le journaliste appuie ses interrogations sur la loi n° 2012-22 du 27 décembre 2012 portant Code de transparence dans la gestion des finances publiques, notamment l’article 7.3 (annexe) qui stipule :

« Des sanctions, prononcées dans le respect des règles de l’État de droit, sont prévues à l’encontre de tous ceux qui, élus ou agents publics, ont violé les règles régissant les deniers publics. La non-dénonciation à la justice de toute infraction à ces règles par un agent public qui en aurait eu connaissance est sanctionnée pénalement. »

Reddition des comptes : entre attentes citoyennes et obligations légales

Ces révélations appellent à un engagement clair des institutions judiciaires. La question désormais est simple :
➡️ Les autorités ont-elles engagé des actions judiciaires suite aux révélations de M. Keïta ?
➡️ Ou bien ces faits risquent-ils de rester sans suite, nourrissant ainsi la défiance envers les institutions de contrôle ?

Dans un Sénégal en quête de gouvernance exemplaire, la responsabilité des dirigeants face à la gestion des fonds publics est plus que jamais au cœur du débat public.


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