Dialogue national au Sénégal : Aly Ngouille Ndiaye dénonce les dérives contre l’État de droit et plaide pour des réformes
Lors de sa prise de parole au dialogue politique national, Aly Ngouille Ndiaye, ancien ministre et homme politique sénégalais, a tiré la sonnette d’alarme sur plusieurs dérives qu’il juge contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit et de la démocratie au Sénégal.
Atteintes aux libertés individuelles et restrictions médiatiques
Parmi les points soulevés, Aly Ngouille Ndiaye a dénoncé de manière ferme :
- Les atteintes répétées aux libertés individuelles
- Les arrêtés du ministère de la Communication visant à restreindre les activités de certains organes de presse
- Les interdictions de sortie du territoire imposées à des personnalités publiques sans base juridique claire
Il a insisté sur la nécessité de garantir les droits fondamentaux des citoyens et de respecter les principes de transparence, de justice et de légalité dans toute action étatique.
Une critique sévère de la Haute Cour de justice
S’exprimant sans détour, Aly Ngouille Ndiaye a mis en cause le manque d’impartialité et d’équilibre de la Haute Cour de justice, qu’il considère comme une institution peu crédible, notamment en raison de l’absence de double degré de juridiction, privant ainsi les justiciables de véritables voies de recours.
« C’est l’une des institutions les moins crédibles que nous ayons connues, avec des décisions judiciaires souvent très contestables », a-t-il déclaré.
Soutien à la reddition des comptes, mais rejet des règlements politiques
L’ancien ministre a également réaffirmé son attachement à la reddition des comptes, principe essentiel pour toute démocratie, tout en mettant en garde contre toute instrumentalisation politique de la justice.
« Il ne faut pas que la justice soit un outil de règlement de comptes », a-t-il martelé.
Appel à des réformes électorales et au financement des partis
Enfin, Aly Ngouille Ndiaye a plaidé pour des réformes profondes du système électoral sénégalais, ainsi que pour une meilleure régulation du financement des partis politiques, condition nécessaire à une démocratie plus transparente et équitable.
