Ne ratons pas le train de l’avenir. Je vous supplie.
Comme le rappelle avec justesse Dominique Strauss-Kahn, toute responsabilité politique véritable commence par une exigence : penser le monde de demain. Anticiper les bouleversements, comprendre leur portée, et surtout préparer leurs conséquences concrètes sur la vie de nos concitoyens.
Ce message résonne aujourd’hui avec une acuité particulière pour le Sénégal.
Car pendant que le monde avance à grande vitesse, porté par les révolutions technologiques, numériques et scientifiques, nous ne pouvons pas nous permettre de rester enfermés dans des querelles stériles, des postures ou des affrontements sans lendemain. L’heure n’est plus à la « guéguerre ». Elle est à la vision. Elle est à l’action.
Les nouvelles technologies ne sont pas un luxe. Elles sont désormais le socle de tout :
la santé, l’éducation, l’agriculture, l’industrie, la maîtrise du savoir et même la souveraineté des nations.
Si nous ne nous positionnons pas clairement aujourd’hui, nous serons demain de simples consommateurs, dépendants des choix et des innovations des autres. Or, nous avons une opportunité historique : celle de prendre part à cette transformation.
Cela exige du courage politique.
Oui, il faut investir massivement dans ce secteur.
Oui, il faut former notre jeunesse aux métiers de demain.
Oui, il faut mobiliser nos ressources y compris minières pour financer cette mutation stratégique.
Oui, il faut même, si nécessaire, s’endetter intelligemment pour bâtir cet avenir.
Car il ne s’agit pas d’une dépense : c’est un investissement vital.
Un investissement qui produit, qui libère, qui protège.
Nous n’avons pas le droit de rater ce train.
Cette fois-ci, il est à notre portée.
L’histoire ne nous attendra pas. À nous de décider si nous voulons la subir ou l’écrire.
Thierno Lo
Républicain Libre
